Question fréquemment posée
C’est quoi, l’idée ?
La consolidation consiste à présenter le groupe comme s’il ne formait qu’une seule entreprise :
on récupère les balances/comptes de chaque entité (filiales, sous-filiales),
on les met dans un même “cadre” (mêmes règles, mêmes formats),
puis on élimine tout ce qui est interne au groupe,
pour obtenir une balance groupe et des états financiers consolidés (bilan, compte de résultat, cash-flow, annexes).
Pourquoi on le fait ?
Vision globale de la performance et de la situation financière du groupe
Comparabilité entre entités (mêmes règles comptables)
Exigences légales (souvent) selon la taille, la structure, et la réglementation (IFRS, normes locales, etc.)
Pilotage : marge, endettement, trésorerie, KPI groupe
Les grandes étapes (pratiques)
Collecte
Chaque filiale remonte sa balance ou sa liasse de consolidation (souvent via un pack de reporting).Normalisation / “mapping”
On convertit les comptes locaux vers un plan de comptes groupe (mapping), on harmonise :règles de comptabilisation (provisions, immobilisations, leasing, etc.)
présentation (classifications, rubriques)
parfois devise et calendrier (si filiales étrangères)
Traitements de consolidation
Les incontournables :Élimination des opérations intragroupe : ventes internes, achats internes, prêts, intérêts, dividendes intragroupe, créances/dettes réciproques.
Élimination des titres/ capitaux propres (à l’entrée dans le périmètre) : on remplace “titres de participation” de la mère par les actifs/passifs réels de la filiale.
Écarts d’acquisition (goodwill) ou badwill selon le prix payé vs valeur nette.
Intérêts minoritaires : part des résultats et capitaux propres qui n’appartient pas à la mère.
Production des états
Balance consolidée
Bilan consolidé, compte de résultat consolidé
souvent tableau de flux de trésorerie, annexes, notes, KPI.
Les méthodes (selon le contrôle)
Intégration globale : quand la mère contrôle la filiale (souvent >50% ou contrôle de fait). → On consolide 100% des actifs/passifs/produits/charges, puis on calcule la part des minoritaires.
Mise en équivalence : influence notable (souvent 20–50%). → On ne “mixe” pas toutes les lignes : on inscrit une ligne “participation” ajustée de la quote-part de résultat.
Intégration proportionnelle : plus rare aujourd’hui selon référentiels, mais rencontrée dans certains cas de co-contrôle / anciennes pratiques.
Ce qu’on appelle “remontée des filiales” en pratique
Souvent, l’outil ou le process repose sur un pack de consolidation :
balance + détails,
intercos (qui doit à qui / qui vend à qui),
informations fiscales et annexes,
justificatifs des retraitements.
Points sensibles (là où ça bloque souvent)
Intercos non réconciliés (A dit “je dois 100”, B dit “on me doit 95”)
Différences de normes (local GAAP vs IFRS / règles groupe)
Taux de change et écarts de conversion
Périmètre (entrées/sorties de filiales, variations de pourcentage)
Qualité du mapping plan local → plan groupe
Si tu veux, dis-moi ton contexte (norme : SYSCOHADA/IFRS/autre + objectif : “balance groupe” mensuelle ou comptes consolidés annuels) et je te fais une version encore plus opérationnelle (workflow + contrôles + livrables).
La bonne nouvelle: HLI intégre tout ce processus.